Comment faire face à un animal errant ou semblant l’être…

D’abord je vérifie son identification :

Porte-t-il un collier ?

Si l’animal porte un collier ou une médaille avec les coordonnées de son propriétaire, j’essaye de joindre ce dernier. Je peux également demander aux personnes et magasins ou boutiques alentour si elles connaissent l’animal et son propriétaire.

Est-il tatoué ou pucé ?

L’identification par tatouage est visible de manière générale dans l’oreille de l’animal ou au creux de la cuisse. Les numéros de tatouage d’un chat, d’un chien ou d’un furet se composent de la manière suivante :

Si l’animal est identifié par une puce (transpondeur), la lecture s’effectue grâce à un lecteur de puce. Cela peut être réalisé par un vétérinaire ou une association de protection animale. Certains particuliers peuvent également posséder un lecteur.

Une fois le numéro d’identification connu, rapprochez-vous de l’I-CAD pour enregistrer vos coordonnées. Celles-ci seront transmises par téléphone, par e-mail ou par courrier au propriétaire de l’animal qui pourra vous contacter.

Pour contacter l’I-CAD :

Si j’ai la possibilité de garder l’animal dans l’attente que son propriétaire le récupère, je communique mes coordonnées à l’I-CAD afin qu’elles lui soient transmises.

A noter que les données du Fichier National d’Identification des Carnivores Domestiques sont confidentielles. L’I-CAD n’est pas autorisé à vous communiquer les coordonnées du détenteur de l’animal.

Le service « Filalapat » dédié au animaux vus, perdus, trouvés permet également d’informer directement le propriétaire de l’animal.

L’application gratuite Filalapat est téléchargeable sur les appstores et accessible sur www.filalapat.fr.

Je peux également diffuser une annonce via les réseaux sociaux : facebook, Instagram.

Avant de remettre l’animal à son propriétaire je demande une preuve (photo, carnet de santé, carte d’identification, …).

Si je ne peux pas garder l’animal :

Je contacte la mairie

Le maire est responsable des animaux errants sur sa commune, et doit organiser leur prise en charge et leurs soins, et assurer l’information concernant ce service (article R 211-12 du Code rural).

Pour avoir les coordonnées d’un service de ramassage qui pourra venir prendre en charge l’animal sur la voie publique,

ou pour avoir les coordonnées de la fourrière qui pourra vérifier si l’animal est identifié par transpondeur (puce), rechercher son maître, et l’accueillir dans l’attente de le retrouver.

Si l’animal est blessé :

Je contacte un vétérinaire

je peux emmener l’animal chez un vétérinaire proche, dans une caisse de transport ou de manière sécurisée pour moi et pour l’animal.

Je contacte la mairie

Si l’animal est blessé sur la voie publique, le service de ramassage indiqué par la mairie pourra le prendre en charge, voire les pompiers.

A la fourrière, le chien ou chat blessé sera soigné par un vétérinaire.

En dehors des heures d’ouverture de la fourrière, le numéro d’urgence de la mairie m’orientera vers un vétérinaire, qui a signé une convention, et qui pourra soigner et hospitaliser l’animal en attendant sa prise en charge par la fourrière.

A défaut, je peux amener l’animal chez un vétérinaire proche, qui, s’il n’est pas le vétérinaire conventionné, me fera signer un formulaire de dépôt, s’il s’agit d’une espèce animale qu’il peut soigner. S’il ne le peut pas, il m’orientera vers un confrère qui le peut.

S’il s’agit d’un animal sauvage :

Je fais attention à n’être ni mordu ni griffé.

Je ne manipule pas les animaux sans gants épais (risque de transmission de maladies), je les mets juste à l’abri des prédateurs.

S’il s’agit d’une espèce protégée, je préviens l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), qui a seul pouvoir de décision, que l’animal soit blessé ou mort.

S’il s’agit de gibier, je préviens le maire (éventuellement l’ONCFS). Dans les autres cas, je contacte le centre de soins à la faune sauvage le plus proche. Les 29 centres composant l’UFCS recueillent partout en France les animaux sauvages, blessés, malades, mazoutés ou en difficulté pour les soigner en vue de les relâcher dans leur environnement naturel.

Mit en forme par Lou-Pilou